Vajana Braibant
De ses mains habiles, Vanaja Braibant "dessine" dans l'espace des objets poétiques, évanescents et aériens.
Originaires des Indes, Vanaja a d'abord étudié en Belgique dans une école d'architecte-paysagiste. Ne pouvant, pour des raisons personnelles, exercer son métier d'architecte-paysagiste, et se retrouvant "coincée" chez elle, elle s'oriente alors vers un travail de création.
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La Figure Symbolique (les mains, le visage)
LA MAIN, organe de préhension chez l’homme…et de la préhension on passe à l’action. La main qui donne ou la main qui prend…la main qui fabrique, synonyme d’intelligence, la main qui se dresse et qui interdit, synonyme de pouvoir . Déjà au paléolithique supérieur, la main figure parmi les signes les plus anciennement représentés par l’homme, qui saisit le caractère exceptionnel de cet organe.
On établit parfois un lien entre la main et la ramure, ou encore l’arbre de vie et de connaissance.
Dans l’œuvre de Vanaja, les mains sont un symbole très présent, en tant que telles ou comme un attribut. L’apparition des mains dans les formes se fait en 2002… avant, les sculptures de Vanaja n’avaient ni mains, ni bras. Les premières mains sont très « esthétiques » car elles sont comme le motif d’une jolie robe. Peu à peu elles prennent plus d’importance et deviennent un emblème à part entière, même si avant d’exprimer un don, comme souvent chez la mère, dans les premières œuvres elles sont des cris qui n’avaient pas été exprimés, un appel au secours… dans le silence. Une grossesse après, on peut penser que l’artiste a aussi accouché d’une nouvelle symbolique, surtout qu’avant ses figures étaient des cocons, des objets pleins.
LE VISAGE
Par ses traits spécifiques, le visage exprime la personnalité de celui que l’on a en face de soi ou que l’on regarde dans un miroir. Mais les visages, des déesses en particulier, siège du pouvoir ultime, ne peuvent être impunément vu, sinon il n’y aurait plus de secret.
Les visages de Vanaja ne sont jamais représentés en plein et le plus souvent sont de profil. A peine y aperçoit-on un nez pour toute trace de caractère. Et pourtant ils sont extrêmement suggestifs. C’est dans ces visages que l’on voit le mieux la force d’expression du trait…du fil de Vanaja, telle une esquisse à la mine de plomb.
Ses personnages sont souvent proches d’un dessin à la plume, paradoxe d’une sculpture tellement aérienne, aux volumes tracés en l’air comme sur une feuille blanche.
Les premiers visages « pleins » sont comme recouverts de bandages et dont on soupçonne la beauté passée, telles des momies, et qui ne peut être qu’un souvenir du passé.
Texte écrit sur l’artiste Vanaja BRAIBANT par Antonia CASTRO RODRIGUEZ